face a la mer

1.

klas bir calogero parçası :


on choisit ni son origine, ni sa couleur
de peau comme on reve d’une vie de chateau
quand on vit le ghetto naître l’étau autour
du cou comme cosette pour hugo naitre
en treillis dans le conflit et prier le tres haut
fils du c.o.n.g.o cette haine j’ai au m.i.c.r.o
j’ai l’poids des mots. sortir d’en bas, rever
de dechirer ce table fait d’armes, de larmes,
fait de sang et sanglots

face a la mer / j’aurais du grandir
face contre terre / j’aurais pu mourir
je me releve
je prends mon dernier reve

tous deux la meme dalle
et tous deux decus
je prends mon dernier reve

c’est la secheresse sur une terre
ou l’on n’cesse de semer tristesse
dans des yeux qui n’peuvent pleurer
j’ai beaucoup de reves lointains,
j’me suis tant reveille, j’ai bu beaucoup
de baratin et ca m’a trop saoule.
dans la vie y a des tapes au fond
et des tapes a cote, des t’as pas un euro
ou la tape a l’arrachee, y a l’etat, les rmistes,
les t’as qu’a taffer. si t’es en bas
faut cravacher, t’as qu’a pas lacher.

t’as pas connu ca, toi, l’envie
d’empocher les patates, etre a gauche droite
face a la mer loin des galeres.
t’as pas connu ca, l’envie d’t’en sortir,
distribuer des patates des gauches droites
avec un air patibulaire.

face a la mer / j’aurais du grandir
face contre terre / j’aurais pu mourir
je me releve
je prends mon dernier reve

tous deux la meme dalle
et tous deux decus
je prends mon dernier reve

face a la mer / c’est toi qui resistes
face contre terre / ton nom sur la liste
de tout ton etre
cite a comparaitre

c’est l’histoire de cette plume qui
s’étouffe dans le goudron, cette matiere grise
dont le pays n’a pas fait acquisition,
on se releve, on repart a font, on vise
le pantheon, j’en place une a ceux qui en ont,
qui revent consecration. la dalle, la niak,
je l’ai comme mes potes l’ont. on veut toucher
le ciel etoile sans baisser l’pantalon,
trop peu bonnes fees et trop de cendrillon.
passi 2 0 0 4 action.

face a la mer / j’aurais du grandir
face contre terre / j’aurais pu mourir
je me releve
je prends mon dernier reve

tous deux la meme dalle
on vise tous deux au dessus
je prend mon dernier reve

on choisit ni son origine, ni sa couleur
de peau comme on reve d’une vie de chateau
quand on vit le ghetto naitre l’etau autour
du cou comme cosette pour hugo naitre
en treillis dans le conflit et prier le tres haut.
fils du c.o.n.g.o cette haine j’ai au m.i.c.r.o
j’ai l’poids des mots.

face a la mer / on veut tous grandir
passi trop jeunes pour mourir.

   nickyforenko   23.01.2008 20:09
   #830246
 
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